L’ESCARENE PAR LA ROUTE ???!!!!

Avec un WE de 4 jours qui se profilait, je ne pouvais imaginer rester clouée sans VTT.
Heureusement dans la vie comme dans le VTT, il existe de vrais amis sur lesquels on peut compter !
Mon poto Roger a passé tout le début de semaine à tenter d’adapter un nomad en L à ma frêle carrure de fifille :oui: : changement de pneus (adieu le Fat albert), tige de selle réduite à sa plus simple expression et gros assouplissement de la fourche.
c’est donc avec un vtt tout bô, tout propre que je lance les propals sur la mailing list pour l’armistice : alors j’vous préviens les garçons, faut une sortie sans grosses montées, sans portages et sans épingles serrées !
z’avez quelque chose en magasin ???
Et là, ça fuse : Anthony supplie pour que l’on se retrouve tous aux Antennes mais vue l’équipe annoncée sur la ligne de départ (Giorgio, Richard et j’en passe), je préfére décliner pour ne pas boulettiser et pars avec Carlo sur les dalles de l’Escarène….où il vrai, il n’y a pas de montée ni de poussage !
Mais bon que voulez vous, avec l’âge, je dois faiblir……et ça c’est sans parler du talent naturel des italiens à nous vendre n’importe quoi sans qu’on s’en aperçoive.
En tout cas avec Carlo, quoi qu’il arrive, c’est toujours accompagné d’un emballage auquel on ne peut résister :
Rendez vous à 10h30 (en bas de la maison en plus !), ballade en mode « j’prends le temps de tout apprécier » et bonne humeur en toute circonstance.
11h00 sur le parking de l’Escarène, je tente d’apprivoiser ma monture et l’on part sous un soleil radieux !

A peine la piste attaquée, je m’inquiète : Carlo m’explique que l’on redescent tout par la piste à partir des marnes et que l’on doit faire deux remontées sur Berre par la route !
Euh non Carlo, la vraie rando comme on les aime, c’est une seule remontée par la route, la première se fait par une piste et après les marnes c’est un travers très ludique qui nous ramène à la voiture !
Comme c’est lui qui à les clés et le Vtopo, je suis obligée de négocier : ok pour ta première montée par la route mais pour le final c’est moi qui gère !

Put…, qu’est ce qui m’a pris de vouloir changer ma réputation de dictatrice !!!
La montée est INTERMINABLE (1h25!) et pourtant le Nomad a, à mon grand étonnement, un très bon rendement!
Heureusement pour la survie de mon accolyte, l’ambiance est à la franche rigolade, les arbousiers « dégueulent » de fruits bien miam miam et je suis de bonne humeur !
Bon c’est vrai que Carlo la maintient en me faisant miroiter une tablette de chocolat pour la pause !

Enfin arrive le sommet tant attendu et la super descente au milieu des chataîgniers peut commencer !
Ouh lala, j’connais pas le vélo, il est gros quand même et j’arrive pas à tourner…Carlo comment j’fais !!!!
« ben tu te demm…. »
Merci copain !
M’enfin quand même, j’comprends pas j’trouve qui tabasse beaucoup…j’ai l’impression que j’ai oublié d’faire un truc mais quoi ???!!!
Arrive les fameuses dalles : et là c’est toujours autant l’éclate. On ne s’en lasse pas surtout que ce jour là, elles sont bien sèches et on peut vraiment se lâcher.

Mais on prend notre temps : séance photos et vidéos (que vous ne verrez pas ici car les italiens ont une deuxième réputation non usurpée après le sens du commerce, c’est la fénéantise et ça inclus aussi la conversion des films de l’iphone sur l’ordi !) PFFF

Retour dans la chataigneraie où oui Carlo même si tu ne t’en souvenais pas, ça pousse quand même à pas mal d’endroit. Donc oui tu m’attends avec mes plus de 15 kg de vélo et même tu portes quand j’en ai assez !

Nous restons souriant devant l’adversité car les paysages sont vraiment magnifiques en cette saison

Tiens, on retrouve déjà la route ???
Et oui et c’est reparti pour la deuxième montée sur Berre où nous croiserons deux demoiselles à cheval en perdition, à la recherche des pistes qui jouxtent les marnes et permettent des galops à tombeaux ouverts qu’un ami leur a conseillé.
Euh, il ne serait pas italien votre ami par hasard????!!!!
Arrivée les jambes…et le reste en feu à Berre, on attaque la dernière descente avec comme but final un bon p’tit verre sur une terrasse au soleil à L’escarène puisque Carlo vient de me faire renoncer à celui prévu sur la place de Berre pour gagner du temps !

Et là de nouveau, aucune déception, le single est toujours aussi sympa et atypique et Carlo se paye même le luxe de refaire 5 fois le même saut à la sortie des marnes !

Il est enfin temps que j’impose mes choix et lance mon camarade dans le dernier travers hyper ludique vers l’Escarène.
Carlo s’amuse tellement qu’il finit (comme à son habitude) la roue dans le ravin en hurlant qu’il s’est arraché un doigt (tiens ça me rappelle une certaine Lolotte ça !).
Au final, la blessure est plus proche de la coupure avec une enveloppe que de l’amputation mais bon c’est un homme donc il pense qu’il va mourrir….Normal !
Arrivée à la voiture à 16h30 : ben quoi, c’était férié oui ou non ?!
J’suis vermoulue avec en descente un vélo qui donne l’impression de taper constamment sur du béton !
J’appeller Roger pour le remercier de m’avoir permis de prendre un bon bol d’air et lui expose le problème.
« Ben Ann, t’as dégonflé l’amorto comme je t’avais dit parce que sinon c’est comme si tu descendais en rigide? »
Aaaaaaaaahhhhhhhhhhh, j’savais bien que j’avais oublié quelquechose….OOPS !
Mmmmh…pour qui on me fait passer à chaque fois… et puis l’ongle ça me faisait mal, d’abord.
MDRR carlo, chochotte !!!!!!!! sinon en tout cas Bôôôôô CR, j’kiffe beaucoup; elle claque sa tata suzanne le nomad de roger !!!
Yo les d’jeunes
Quel dommage ces 1h25 de route
alors qu’il y avait moyen de ne faire que du sentier voir de la piste
Une grande classique cette sortie avec des parcours à l’infini (col de porte col st Roch ect…)
@bientôt
Giorgio
c’est ce que je me suis tuée à lui dire Giorgio !
Mais j’les tiens plus moi tous ces jeunes